DANS LA PEAU D'UN REPORTER (de guerre)

DANS LA PEAU D'UN REPORTER (de guerre)



les pires souvenirs c'est peut-être ce où je me suis mis vraiment en danger où je me suis fait peur parce que je devais monter dans une voiture en libye et finalement on m'a rattrapé à la dernière seconde et pis que finalement j'ai vu le pick-up recevoir un missile sur l'arrière où ce devait être assis donc effectivement c'est c'est troublant [Musique] salue les aventuriers ici mister jo politics aujourd'hui on part sur le terrain à la rencontre de photo reporter qui vont répondre à vos questions allez on perd pas de temps on passe au briefing avant de partir chaque année reporters sans frontières publie un rapport sur la liberté de la presse dans le monde en 2010 cette voie si les pays qui ont eu les meilleures notes signifiant que la situation est bonne costa rica jamaïque allemagne autriche suisse pays scandinaves ou encore nouvelle zélande al'inverse les pays en noir sont ceux qui sont arrivés en bas du classement et où la situation concernant la liberté de la presse est très problématique corée du nord chine iran au yémen arabie saoudite syrie libye ou encore cuba viennent ensuite un grand nombre de pays où la situation est difficile et ce qui est intéressant de remarquer c'est que la grande majorité d'entre eux se trouvent en asie au moyen-orient et en afrique centrale parmi les principaux on peut lister la russie l'inde la turquie sans oublier le mexique et le venezuela en france la situation est plutôt bonne aussi bonne qu'en roumanie en namibie au burkina faso ou en uruguay et enfin en orange les pays où des problèmes sensibles ont été relevés cette année aller sur le terrain pour informer les gens de ce qui se passe chez eux parfois représenter un risque pour les journalistes dans certaines régions du monde du coup il est super important de retenir qu il existe trois grands types de risques pour les journalistes en reportage la prise d'otages la détention en prison et les assassinats ou les accidents par balles sur les zones de conflits notamment l'année dernière en 2016 il y a eu 52 journalistes prise en otage 36 se sont fait capturer par l'état islamique 26 en syrie et 10 en irak et 16 ont été capturés au yémen par les milices chiites houthis sur ces 52 journalistes il n'y avait que des hommes et 90% d'entre eux étaient des journalistes locaux contre 10% environ de journalistes étrangers qui étaient partis dans le pays pour faire un reportage toujours en 2016 il y a eu dans le monde 348 journalistes mis en prison car en souhaitant informer les gens sur certaines réalités il déstabilisé des gouvernements qui n'ont pas hésité à les enfermer pour être plus précis il y à plus de 50% d'entre eux qui sont des journalistes professionnels l'autre 50 % ce sont ce que l'on appelle des journalistes citoyens tels que des blogueurs ou des activistes en tête c'est la turquie qui a le plus emprisonné cette année avec plus d'une centaine de détenus vient ensuite en deuxième place la chine en troisième la série puis l'egypte et l'iran et enfin il y a deux ans en 2015 reporters sans frontières a relevé cent dix assassinats de journalistes à travers le monde ce chiffre n'a pas beaucoup bougé par rapport à 2014 mais il ya une différence majeure en 2014 deux tiers des journalistes tués étaient en reportage dans des zones de guerre et en 2015 deux tiers des journalistes tués étaient dans des pays officiellement en paix comme les philippines le mexique l'inde ou encore la france avec charlie hebdo selon ban ki moon l'ancien secrétaire général de l'onu cela signifie je cite que la plupart des journalistes qui ont été tuées dans l'exercice ou en raison de leurs fonctions ont été assassinés ils ont été visés ce n'était pas parce qu'ils aient trouvé là au mauvais endroit au mauvais moment il y avait vraiment une violence volontaire sur les journalistes pour les faire taire dans ce contexte il est primordial d'en savoir plus sur cette profession et pas uniquement sur le reportage de guerre mais sur le photo journalisme en général pour ça je pars à perpignan avec vos questions sous le bras là encore vous en avez posé un sacré paquet merci beaucoup pour votre participation même si on ne pourra malheureusement pas répondre à tout bon allez je pars pour plusieurs jours de tournage du coup je finis de m'équiper et on se retrouve sur le terrain aller à tout de suite [Musique] e [Musique] mt aventuriers c'est ici qu'on commence autres reportages sur des reporters le festival visa pour l'image ça fait presque trente ans qu'il a lieu ici tous les ans à perpignan et en gros c'est du grand public et des professionnels qui se rencontrent pendant quinze jours et il ya des conférences qui sont prévus en journée ainsi que des expositions et le soir on a des projections qui nous sont proposés qui en fait reviennent sur les photos les plus marquantes qui ont fait l'actualité de l'année passée du coup je vous propose qu'on y fasse un petit tour pour voir comment ça se passe et quelque chose me dit qu'on va faire de très belles rencontres allez c'est parti [Musique] chaque photographe de presse a un petit peu ses sujets de prédilection moi je travaille beaucoup sur les sports extrêmes sur des sports comme le belge a des gens qui sautent en parachute beaucoup de reportages sur ça je travaille également beaucoup sur dans l'univers de la défense de l'armée j'ai beaucoup de photos avec l'armée de terre notamment je travaille pas pour eux mais je travaille sur leur actualité pour des médias civile vsd le parisien figaro magazine paris match je me spécialise là dedans parce que je sais que je vais être efficace je vais être meilleur sur cette thématique là par rapport à photographe concurrents on va dire et du coup je délaisse un petit peu le secteur de la photographie de hot news ou la photographie documentaire sur des sujets comme les migrants ou même le reportage de guerre à proprement parler et il ya des biens sur des photos rares qui font à ses activités corporate donc ils travaillent pour des sociétés où par exemple pour airbus sur toulouse donc c'est beaucoup airbus ou des photos a qui bossent pour les particuliers qui font du mariage et c'est donc là c'est plus vraiment de la presse puis roman du reportage de presse c'est du reportage quand même alors oui il ya une charte éthique notamment la charte de munich qui définit les règles principales du photojournalisme très axé sur la photographie du coup et la retouche puisque fait en période de d'explosion du numérique il faut savoir que la majorité des photographes post traitent leurs photos si on retouche pas en poste traite développe nos photos donc à rajouter un peu de contraste de luminosité c'est vraiment des retouches très très très sommaire mais sans jamais enlever le moindre élément est donc le souci souvent c'est que comme avant photojournaliste et aussi soin du corporate de la publicité ces journées faute et donc pas besoin de l'image de coûts plus lisse et plus propre plus étudiée souvent il est ou l'amener en lui ses assistants peu importe mais amenés à pratiquer quelques retouches et du coup l'importance et ça saigne d'arriver à garder cette ligne entre je fais du journalisme je ne retrouve pas mes photos je n'enlève rien sur une image et je fais de la pub puisque je veux vraiment sympa donc la ligne à ne pas franchir elle est là oui je me suis déjà auto censuré mais je pense que tout le monde s'autocensurent quand quand les choses sont trop trash j'ai envie de dire en libye par exemple le quand j'allais à la morgue parce que on voyait bien qu'ils aient 20 h une ambulance qui arrivaient en masse depuis la ligne de front e il est clair que quand on rentre dans un endroit où il ya des corps en plusieurs morceaux et puis qu'on nous montre des décors qui sont pas qu'ils sont visuellement pas on peut par exemple pas montrer ça aux gens donc donc ça oui c'est une manière de se censurer mais étrangement dans la mentalité arabe il n'y a pas de il n'y a pas de pas de gêne vis-à-vis de la mort donc on peut vous montrer un corps et au contraire il faut demander de prendre des photos de ce corps là qui était vraiment éventrée bîmes est partout clairement je trouve que l'on peut pas montrer ça j'ai revu des photos que j'avais mis de côté effectivement sur lesdites initiale de mon travail je donc à sir que je voyais des des pick-up avec des mitrailleuses à l'arrière qui fonctionner en binôme quand tu vois le la personne qui est sûre la mitrailleuse qui revient en trois morceaux décemment je n'en ont pas ce genre de photos parce que parce que je pense que ça n'apporte pas grand chose il ya d'autres manières de montrer les choses type aviez questions pour un champion ça c'est franchement c'est une question difficile parce que moi je trouve qu'il ya des bouleaux conte qui sont faits par des femmes qui sont vraiment extraordinaires et après je ne sais pas s'il y en a de plus en plus en tout cas j'ai lu il ya pas longtemps dans fish eye alors ça c'est pareil je sais pas si tu peux le mettre mais c'était un manifeste pour les femmes photographes en tout cas et effectivement ça reste compliqué comme pour tous c'est à dire qu'il ya beaucoup plus d'hommes qui sont représentées dans les magazines dont les festivals et donc ça et c'est bien dommage parce que on a notre place comme les hommes coiffés et voilà à chaque fois je crois que le travail des femmes en tout cas il est attribué à quelque chose de plus intime ou alors que pas forcément en fait on peut très bien travailler sur un sujet pas forcément sur l'intimé pas forcément sur un truc délicate je crois que ouais c'est comme pour tout finalement et les gens te faut enfin je sais pas après c'est une impression en tout cas mon en ukraine je crois que les gens te font confiance plus facilement il te vois un peu enfin moi en tout cas c'était ça il doit un peu comme un petit truc puissant défense et du coup ils font rentrer très facilement chez eux ils te font weight eux donne beaucoup plus de choses très facilement moi j'ai pu accéder à plein de trucs très très rapidement je sais pas si c'est un homme aurait pu aussi rapidement avoir accès à tout seul c'est vrai qu'on dit que la presse est en crise moi même quand j'étais en école de journalisme j'ai fait un mémoire sur la crise du photojournalisme et en quand on réfléchit et quand on s'interroge vraiment sur le secteur de la presse on se rend compte que on peut se demander c'est réellement une crise en fait il ya une transition qui a commencé avec le numérique en photographie et avec le web pour la presse écrite surtout mais également si la presse audiovisuelle et disons qu'à une transition et il ya des choses à faire il ya certains journaux qui arrive pas à suivre d'autres qui arrivent à suivre des journaux qui se crée il ya des journaux qui ferment des médias king des médias qui ferment donc disons que il ya des opportunités et des gens qui est saisie d'autres qui saisissent pas mais je pense pas qu'on puisse être avoir une vision du tableau complètement noir il ya plein de choses à faire et puis pour le photojournalisme en tout cas ça change pas réellement il ya toujours des histoires à faire des histoires racontées il ya des reportages à les faire à l'étranger comme en france et c'est juste les modes de les modes de financement qui change le business model de la presse qui en train d'évoluer enfin qui a déjà commencé à évoluer qui évoluera de toute façon en fonction des usages des gens maintenant on est de plus en plus sur les téléphones sur les tablettes mais il ya encore des événements comme visa pour l'image depuis maintenant presque trente ans où les gens viennent et continuez continuez à venir voir des expositions des projections rencontrer des photographes au cedar donc ça change pas réellement pour nous les gens qui créeront qui créons l'information c'est à nous de de trouver le moyen de nous financer et d'arriver à échanger nos photos contre un salaire pour en vivre via des médias qui sont différents alors sur sur le moment j'y pense pas trop très honnêtement c'est plutôt après ou comment ça repenser un peu et ce qu'on a vécu en rentrant effectivement on dit là j'aurais pu c'était dangereux je peux être allé un peu loin je me suis retrouvé effectivement dans des situations un peu complexe et surtout j'ai fréquenté des gens sur le terrain qui ont été victimes d'enlèvements j'en ai côtoyé aussi qui sont décédés depuis donc un peu dérangeant j'ai notamment travaillé en libye avec un garçon qui s'appelait james crowley qui a été acquitté bleus et décapité par d'ardèche en 2013 donc effectivement ça ça remue beaucoup de choses et on y pense nécessairement lui en plus avaient été enlevées déjà une première fois en libye quand je les ai rencontrés c'était la deuxième fois que je suis allé en libye donc on s'est côtoyé pas mal sur place c'était quelqu'un que j'apprécie beaucoup et puis après il a été encore enlever une seconde fois en syrie et puis les jamais revenus donc effectivement on y pensait en fait tout ça m'a travaillé bien plus après à mon retour donc sur place mais mais sur place je me suis dis qu'effectivement des fois j'étais passé très près de la correctionnelle n'ont pas de l'enlèvement mais mais d'un accident bête ou parce que je suis allé trop loin et parce qu'on a pris trop de risques parce que hees a inévitablement quand on est indépendants qu'on n'est pas forcément très bien accompagné qu'on va entendre d'aléas toujours un poil plus loin au bout d'un moment on se dit bon voilà peut-être que je suis allé trop loin cela m'est déjà arrivé de me retrouver dans des situations je me suis dit là tu es allé beaucoup trop loin ce n'était pas de mon sort je suis monté dans une ambulance à syrte au moment du siège de syrte et on est allé vraiment loin dans syrte et je me suis dit là tu es beaucoup trop loin et pour revenir c'était vraiment très très compliqué en fait des leurres que j'ai passé au coeur de cirque j'ai quasiment pas fait de photos parce que c'était plus du tout ma priorité en fait ouais alors je me sentais pas armés pour pour passer cette journée avec ses soldats dans une zone délicate je dis ça avec le sourire c'est un peu bizarre mais je je je me suis surprise à être traître est quand même très concentré et très pas me laisser déborder par mes émotions et celle après en fait je crois que c'est après que je me suis dit mais qu'est ce que tu viens de faire aujourd'hui mais mais pendant j'étais vraiment dans mon truc très concentré à me dire bon voilà était là et il y avait cette histoire d'appareils photos aussi que j'ai pas lâcher pendant toute cette journée parce que c'est un filtre quoi qu'on a c'est quelque chose c'est l'appareil photo pour moi c'est familier c'est quelque chose que j'ai depuis toujours enfin que je manipule et la de l'avoir avec moi cette journée qui est un peu délicate et nouvelles ben je les gardais comme ça toute la journée et puis et puis j'ai retiré à la fin de la journée c'était s'étaient infiltrés en fait c'était quelque chose qui me protégeait face à tout ce que j'ai vu et ça mais oui mais oui bien sûr qu'on apprend plein de choses tu vois on n'apprend rien à l'école qu'est ce que tu as à prendre tout ça enfin surtout moi avec un master photo l'art contemporain aucune idée de ce qui se passe et puis surtout quand tu arrives dans ces zones là en tant que française quel jamais connu la guerre pour lequel j'avais connu tout ça tu arrives pas tu tombe des nues par rapport à ce qui se passait ouais c'est ça tu tu découvres quoi une très belle rencontre c'est à bart notre cas en ukraine et et c'est des gens qui vivent sur la ligne de front et en fait qui j'ai pas trop comment expliquer mais qui sont quelque sorte coincés ici parce qu'ils n'ont pas de sous pour pouvoir partir enfin il ya toute une histoire et je les ai juste contacté une fois et en fait ils m'ont accueilli pendant une semaine en me donnant mais tout ce qu'ils avaient quoi après c'est je pense que c'est aussi le fait que trois photographes et que je vienne de france enfin voilà il y avait tout ça il est un peu d'espoir à travers ce que je pouvais dire ou montrer tu reste une semaine avec eux et puis tu pars et ses genres comme si tu quittais quelqu'un menbre de ta famille c'est son côté honnête son côté éthique et la déontologie aussi la neutralité de 200 reportage en fait reporter ou un photographe ou un journaliste c'est quelqu'un qui raconte une histoire donc pour raconter l'histoire il faut bien raconter l'histoire parce que sinon on comprend pas trop donc il faut être à la fois clair il faut bien montrer les choses et puis il faut essayer d'ajouter aussi un schéma narratif dans son reportage il faut bien expliquer choses de la même façon que je te raconte une histoire où je raconte une histoire un enfant qui va s'endormir il était une fois dans tel pays telle personne qui fait telle chose c'est un petit peu la clé pour un reportage qui fonctionnent des choses que l'on peut voir en exposition ou en projection à visa cdd reportage où il ya un début une fin il ya un schéma narratif et les gens ont envie de savoir ce qui va se passer à la fin et on comprend il ya les péripéties d'une personne et où par exemple on parle beaucoup des reportages sur les migrants il ya beaucoup de reporter qui vont suivre un migrant depuis le départ en syrie par exemple jusqu'à son arrivée en allemagne et entre temps il va le suivre sur dans les balkans il va faire plein de choses bonnes questions très bonne question oui ce sont des rapporteurs d'image de toute façon il n'a jamais été aussi simple aujourd'hui avec un simple téléphone de photographiée enregistré du sont filmés et tout cet apport est important les réseaux sociaux permettent de diffuser l'information elles permettent de transmettre du coup quelque chose d fois de plus rapide on le voit sur les différents attentats qui ont eu lieu cette année encore l'information arrive avant même la presse la police a cessé il ya rien de plus réactif maintenant se pose un autre problème le problème de l'objectivité comment être sûr que la source n'est pas parlé tout à l'heure de d'orientation politique des fois inconsciente même mais je vous souhaite un très long débat qu'on avait l'année dernière avec un photo journaliste russe et un photojournaliste l'espagnol qui avait une version de la crise en ukraine qui était absolument aberrante il n'aurait jamais trouver un point d'accord entre les deux parce que inconsciemment on est abreuvé d'information certains diront de propagande mais du coup d'information quoi donc du coup il faut arriver à trouver la véracité des sources être sûr qu'il n'y ait pas de manipulation derrière et c'est là toute la difficulté d'après moi j'aime beaucoup le l'idée que en moins sur le civil en date plus sur le photographe mais j'aime beaucoup l'idée de la décolonisation photographique non mais l'idée que le photographe en syrie est probablement plus apte que n'importe qui a traité une crise en syrie parce qu'il y vit parce qu'il connaît les coins et recoins les recoins d'un pays il a vu les mutations il a vu les évolutions mais toujours avec cette garde fous qui est peut-il encore être objectif quand la moitié de votre famille et de vos amis ont disparu ou ont été déplacées sur des centaines voire des milliers de kilomètres pour certains est-ce qu'on peut encore regardé de l'objectivité au milieu d'un conflit en l'occurrence me la syrie extrêmement compliquée aux personnes s'y retrouve quoi donc voilà il ya toujours ce problème là mais en même temps et moi je reste convaincu que le photographe local est forcément plus pertinent qu'un autre donc quelque part sera porteur d'image même s'il n'est pas ici voilà il peut se détourner d'une déontologie qui ne connaît pas de fête ou d'une éthique qui n'est pas la sienne je trouve que c'est pertinent qui puisse toujours amener des images après à nous à les prendre avec des pincettes forcément mais toute la difficulté on parlait tout à l'heure des échanges de l'évolution des médias de la presse et c'est à nous à avoir aussi une éducation quant à l'image et quant à la formation quand le gora fille fait une blague et qu'elle est reprise dans les trois quarts des jours on se dit mais comment c'est possible quoi et c'est encore le quotidien c'était quoi il ya quelques jours voilà donc à nous à être éduqués et on oublie par rapport à ça et à toujours prendre des pincettes mais il faut que l'information circule de toute façon un fixeur c'est quelqu'un qui est un local qui est sur place quand tu vois dans un pays tu connais pas ben c'est toujours mieux de connaître quelqu'un qui te montre les endroits qui va faciliter ton travail sur zone et on appelle ça un fixeur alors c'est rentrer dans le vocabulaire comme étant assimilé au reportage de guerre le fixeur c'est celui qui va non seulement de te servir de chauffeur qui va être des hôtes m et qui va sauter t'empêcher de te faire tuer ou kidnappés et mais c'est ça peut être un guide tout simplement souvent les fixeurs dans les pays en guerre c'est des journalistes locaux cdd reporter locaux en fait et qui connaissent bien le terrain qui me font même des sources et qui peuvent te facilite et on travaille quand je suis parti en ethiopie avec eric lafond qui en fera qui travaille aussi en dessous casse on est parti en équipe on a pris des guides locaux non seulement pouvoir plus de facilités pour travailler mais aussi parce que c'est obligatoire dans certains ont certains coins de l'ethiopie le gouvernement impose les touristes puisqu'on avait un visa touriste on avait l'obligation d'utiliser des guides de payer des guides locaux même content d'aller dans un coins différents des fois on avait même deux guides un guide pour notre voyage en ethiopie et un guide dans une tribu comme par exemple dans les oromos les tribus des oromos le territoire des borana ont été obligés d'avoir un autre guide pour ne serait ce que pour parler la langue communiquer avec les gens non j'ai parcours souvent en fait pour être honnête en fait la première fois que c'est parti sur une zone de conflit s'était ans lily et j'étais en egypte quand j'ai compris qu'il y avait moyen de rentrer en libye et du coup je suis rentrée à partir du moment où les rebelles tenait la frontière vous vous sentez qu'il y avait une possibilité d'entrer mais j'avais pas nécessairement petite soeur et puis surtout je n'avais pas d'expérience du tout de ce genre de situation j'ai fait la rencontre sur place se place tahrir avec un journaliste égyptien un qui se prétendait journaliste égyptien et emploie je pense qu'ils travaillaient pour le renseignement comme quoi on apprend aussi que j'ai vu est en fait il m'a servi de fixeur puisque on sait accompagner mutuellement lui m'a accompagné sur des zones où nous auraient jamais mis les pieds parce qu'il parlait parfaitement arabe et puis connaissait bien la situation etc on s'est un peu débrouiller pour rejoindre les lignes de front et c'est par nos propres moyens lui avait des contacts à droite à gauche il sympathise avec pas mal de monde donc c'était plutôt pratique j'avoue que c'était un peu manière un peu rock'n'roll de faire des choses ce après il y en a une autre qui a eu pas très longtemps après cela la frontière kenyane et avec avec la somalie et là effectivement sur place j'ai travaillé avec un traducteur parce que forcément je parle pas la langue qui me servait de chauffeur et de fixeur donc voila c'était ma première vraiment ma vraie première expérience et ensuite j'ai une autre expérience plus récentes en irak effectivement sans fixeur en irak c'est vraiment au touquet de travailler quand bien même on arrive à erbil on est à 70 km de mossoul pour rejoindre mossoul en gros pour passer tous les checkpoints si on n'a pas un fixeur chauffeur traducteur on peut pas grand chose donc par contre ça un coup donc il est important de le partager avec d'autres journalistes pour qu'on est indépendant c'est compliqué d'avoir un fixeur parce que ça coûte cher si on ne sait pas si on sait pas après si on voit le sujet donc je fais partie comme ça et puis après c'est par contact de contact de contact que les choses se font avares oui oui tu peux venir oui tiens elle est possédée à traduire salle bon après c'est pas évident parce que aussi des histoires politiques et puis des gens qui rencontrent y sont d'un bord ou d'un autre l'intérêt d'un fixeur ces câbles d'avoir quelqu'un de plutôt neutre et qui n'a pas de faire une traduction arrangé comme j'ai pu en voir certaines y quand ça se passe bien avec un fixeur on peut réaliser une histoire qui est vraiment intéressant ce qui est des fixeurs puisque prétendent entre guillemets fixeur et puis qu'ils le font parce que effectivement un fixeur ça peut coûter jusqu'à 250 dollars par jour donc pour moi c'est sont la plus grande richesse de ce péché c'est toutes les rencontres que j'ai pu faire toutes les situations que j'ai pu vivre après difficile au moins de donner un meilleur souvenir ou peut-être les pires souvenirs c'est peut-être ce où je me suis mis vraiment en danger où je me suis fait peur parce que je devais monter dans une voiture en libye et finalement on m'a rattrapé à la dernière seconde et pis que finalement j'ai vu le pick-up recevoir un missile sur l'arrière ou the beta 6 donc effectivement c'est troublant ce genre de situation est vraiment tout blanc tout est donc j'ai eu du mal à m'en remettre c'est pour ça que je parte parti tout de suite derrière j'ai mis un julien temps d'arrêt tous âges pas allés en syrie je palais j'ai l'irak suis allé que très récemment donc qui a laissé pendant beaucoup de temps passé entre les deux il a fallu digérer tout ça j'ai cru connaître mon pire souvenir en 2016 alors de mon voyage en iran qui venait de débarquer dans le pays et un endroit je veux prendre une photo avec un objectif assez imposant et là un militaire qui était en haut de la rue massif dit d'approché et la maman militaires armés et qu'ils posent plein de questions en ce moment là tu es tu arrivé à son niveau j'avais le coeur qui bat et peut-être que je devais sûrement transpirer à ce moment-là canne de pline question dans ma tête qu'est ce qu'il va faire qu'est-ce qui va s qu'il va repartir et qu'on a pas eu photo et il me demande de regarder quelques photos il regarde devant une horreur 3 4 comme ça et puis se tourne vers son vers son collègue il demande de regarder notre endroit de la rue et de checker quelques que personne n'arrive pas là je me dis fils est bon il va se passer quelque chose s'il demande de partir et ils sortent quelque chose sont à deux sont 210 sa poche comme ça sans téléphone et ils demandent est-ce qu'on peut prendre un seul fille tous les deux c'était l'ascenseur émotionnel quoi alors moi je suis contre cette méthode jeu par définition si je prends des photos c'est pas pour payer les jeux c'est pas en payant les gens en tout cas je trouve que c'est ça me dérange un peu je comprends qu'on puisse y avoir recours moi c'est pas trop ma méthode je me suis j'ai été confronté à ce genre de problématique en rdc où les autorités locales pour me donner accès enfin me faire miroiter un accès nous demander de l'argent et en fait j'ai les discussions complètement surréaliste avec des autorités locales pour pouvoir rentrer dans une mine de coltan la plus grandes mines de coltan du pays du reste et au final je n'ai jamais pu accéder à la mine et j'étais bien contente finalement de ne rien voir rien donné je trouve que ça biaise un peu les choses et puis puis en plus de ça je me suis rendu compte que ça apportait pas forcément ses fruits part je pars de transaction parce que dans certains cas tu vas être obligé de payer pour faire des photos ce qui est un peu inadmissible quand on est professionnel on ne paye pas son sujet d'une façon qu'on n'est pas payée par son sujet pour parler de nuit on est journaliste donc on est censé être incorruptibles dans certains pays d'afrique comme l'ethiopie où je suis allé avec photographie de la fin on était obligé de payer les gens pour les prendre en photo or pas systématiquement mais étant donné que dans la culture locale quand un étranger vient souvent des touristes mais parfois des photographes quand les gens les prennent en photo ils ont l'habitude de faire ça et puis de demander de l'argent ça c'est une source de revenus pour des tribus en ethiopie qui vivent de ça en fait quasiment parce que le simple fait de leurs données équivalentes 10 ou 20 euros c'est des dizaines de repas pour donc du coup ça fait vivre des familles c'est un petit peu scandaleux en quelque sorte de devoir payer les gens mais mais qui doit aussi de contraindre à ce qui se fait sur place et par respect pour les gens que tu vas voir dans un autre pays qui n'est pas le tien tu es obligé de respecter les règles dans certains pays on est obligés de payer pour l'image ça tu peux le voir dans l'épisode en ethiopie de j'irai dormir chez vous ou entendre de maximy quand ils arrivent en ethiopie dans les tribus du sud notamment où là je pars là bas et quand ils arrivent les gens ils disent prendre en photo avec picture taken il prend les photos enfin il est filmé et juste après qu'ils aient fait la photo de la grand-mère de la mer etc il ya le jeune qui m'a dit maintenant tu me payes et ses 200 300 300 400 tu me payes l'aï dit mais ça va pas la tête c'est lui du coup c'est tu vois ce côté un peu un peu fou mais qui est la règle du jeu et lui et finalement il accepte de le faire parce que ça fait partie du truc mais c'est en faisant ça qu'on va accéder aussi à ces images-là qui témoigne de quelque chose je ne sais pas si c'est une chose courante dans le métier pour être honnête je pense pas oui je pense qu'on peut filmer en caméra cachée après prendre des photos en mode caméra cachée je pense que c'est vrai c'est pas forcément très productif j'entends qu'on ne choisit pas son cadrage après il y a des moments il ya des endroits où évidemment on ne peut pas trop être voyant donc france à la corée du nord par exemple j'ai vu qu'on a vu pas mal d'imagés la corée du nord la plupart ont été faites en essayant de détourner un petit peu de des personnes qui surveillent le photo journaliste en question moi ça m'est arrivé une fois parce que j'estimais que c'était un peu nécessaire de le faire c'était justement psychiatrique en libye à tripoli il petit à petit avec les infirmiers ils vont vers des des zones où j'aurais pas dû avoir accès c'est là que j'ai pris un peu plus de temps alors j'ai fait effectivement des photos où j'avais je n'avais pas le droit de faire mais je suis content de les avoir fait dans le sens où elles ont alors d'une par exemple jamais été publié parce que je les ai jamais donné à une agence pour qu'elle soit publiée j'ai des personnes des chercheurs en psychiatrie italiens qui vont contacter parce que en fait la libye pendant c'est une colonie italienne et qui ont compris qu'ils avaient une situation d'urgence danser non c'est simple ce qui a trait en libye j'ai compris que des équipes s'étaient mis en place qui ai eu du renfort qu'elle était amené du matériel et du coup les choses ont pu changer aussi en grâce à ça c'est la liberté que tu peux avoir en fait quand et indépendant quand tu fais tes reportage comme ça comme je le fais tu as la liberté de faire à peu près tout ce que tu en fais tu travailles moi je travaillais sur ce que j'ai envie de travailler sur le sujet que j'ai envie de travailler avec la précarité que cela pourrait apporter que j'aime aussi énormément dans ce métier c'est le fait que tu vas rencontrer des gens parfois complètement extraordinaire et tu vas pouvoir témoigner de ce que tu vois le montrer aux gens en fait était pas juste spectateurs étaient vraiment acteurs de ce que tu fais ce n'était pas juste un lecteur du journal n'est pas juste quelqu'un qui visionne une vidéo c'est quelqu'un qui va créer du contenu qui va apporter aussi son point de vue de façon pas non plus trop subjectif parce qu'il faut avoir une certaine éthique par rapport à ce que tu fais ce que tu vois mais c'est super intéressant je trouve de pouvoir être acteur de pouvoir vivre parfois même des choses historique je pense à des photos rares qui ont couvert la chute du mur de berlin et il était trop 4 ce jour là dans une buvette voient d'un très bon photographe qui pour l'avoir interviewé m'avait dit qu'il avait dit la presse les larmes aux yeux quand il en parle parce que du coup il a vraiment vécu un moment historique je sais pas si un jour je vivre un moment comme ça mais c'est pas comme quand je pars en estonie pour faire un reportage sur déploiement de l'otan face à la russie et que j'en profite pour faire des photos des militaires français à cet endroit là je sais que ces situations géopolitiques qui est super intéressante qui peut-être donnera lieu à d'autres événements plus tard mais j'ai été à ce moment là et c'est super intéressant bon eh bien mes petits aventuriers je pense que c'est ici qu'on va se laisser on vient de terminer dernière interview avec stéphane je tiens à le remercier tout particulièrement parce que vous le savez pas mais c'est lui qui m'a logé pendant tous ces jours ci il m'a passé un petit canapé tout pas avoir besoin de prendre un hôtel comme ça c'était vraiment cool si vous avez envie d'aller plus loin pour pas que l'épisode soit trop longs voiles on va le coupé ici mais on pourra faire une deuxième partie on peut essayer d'aller interroger des reporters qui lui paraît plus opportun qu'on travaille sur les mêmes thématiques et les comparez donc des toits tout ça dans les commentaires si l'épisode zap lu surtout on n'oublie pas de mettre un petit j'aime de le partager et de faire un tour sur les réseaux sociaux je vous ai mis dans la description toutes les sources que j'ai utilisée pour faire l'introduction et je vous ai aussi mis toutes les tous les liens notamment les siens tous les liens de leurs réseaux sociaux de leur site donc si vous avez aimé certaines interviews certains témoignages n'hésitez pas à faire le travail de chacun c'est vraiment vraiment cool donc je vous dis à très vite les aventuriers merci d'avoir gardé jusqu'au bout et à la prochaine [Musique] [Applaudissements] [Musique]

44 thoughts on “DANS LA PEAU D'UN REPORTER (de guerre)

  1. J’espère que cet épisode va vous plaire mes petits aventuriers! J’ai adoré travailler sur le sujet, n’hésitez pas à suivre les reporters sur leurs réseaux sociaux (infos en description)! <3

  2. Je souhaiterais être technicienne de l image (photographe ) dans l armée de l aire et je trouve ce reportzge tout de même très intéressant merci

  3. L'image a un petit problème de qualité ou de mise au point mais les interview sont incroyables! Bravo pour ce taf de fou!

  4. suivre un "migrant" de chez lui a son lieu cible en europe ressemble beaucoup aux missions de la brigade de renseignement

  5. Pourriez vous svp donner le détail et méthodes de financement pour arriver à vivre de votre métier ainsi que pour démarrer ? Parce qu'aux prix du fixeur et des bakchichs…

  6. C'est une chaîne sur la géographie même si plus sur la géopolitique, mais mettre la Biélorussie et la Russie en Asie..
    #Crédibilité

  7. En france la situation de la liberté de la presse et je cite : "plutot correcte" LOL la blague, ce foutage de gueule. LA FRANCE 45EME MONDIALE et toi tu trouves ca "plutot correcte" ? je deteste les desinformateurs propagandiste comme toi, sale traitre.

  8. Quand il parle de cette « interdiction » de retoucher les photos et que quelques années en arrière un journaliste est allé rejeter sur le bord de plage face contre terre un jeune enfant pour faire son clicher on se demande où se trouve l’éthique… enfin comme partout il y a des magouilleurs

  9. Franchement, mercii beaucoup pour cette vidéo <3 ! C'est un métier qui attise énormément ma curiosité et il est assez difficile de trouver des infos dessus et je trouve cette vidéo très intéressante ! Je suis complètement pour une deuxième partie. Bon après j'arrive 40 ans après mais on sait jamais… J'aurais bien voulu savoir par contre le parcours, car ils ont l'air de pas du tout avoir le même

  10. Que dois je faire pour faire des reportages sur les animaux , comme ceux qui peuvent passés sur arte ? J aimerais en faire mon métier. Merci bcp😊

  11. 8000 vues seulement ?? Ré-upload la vidéo elle a été squeezée par trop de gens elle mérite beaucoup plus !!

  12. le travail de dingue , franchement mec , mais … tu as réussi ! franchement … bravo , j'ai plus de mots … merci 😉

  13. mais du coup, s'ils doivent payer autant pour faire des reportages, est-ce qu'ils gagnent vraiment beaucoup avec leurs photos? Parce qu'au final la plupart de l'argent sert à rembourser le reportage

  14. Une fois de plus, du bon boulot ! J'ai loupé le coche de la question à poser pour ce reportage…my bad…mais peut-être pourras tu me donner ton resentiment. Il y a une question que je me pose au sujet de ces reporters de guerre qui, au risque de leurs vies, se "parachute" aux épicentres des conflits actuels. Au delà du devoir/de la conviction d'informer qui les animent, n'y a t-il pas une part de comportement ordalique ?! ce même comportement qui anime les sportifs extrêmes qui consiste à jouer/tromper la mort ? True question !

  15. Super travail, j'aimerai vraiment une deuxième partie. Est-ce que tu pourrais te rapprocher des journalistes qui aide les lanceurs d'alerte ? Merci continu comme çà =)

  16. wtf j'avais raté la vidéo, pourtant je suis bien abonné.
    bon bah ça fera une chaine de plus où je cliquerai sur la cloche, dommage que youtube force avec ce système

  17. Excellente vidéo! Merci! Ce serait génial de pouvoir voir une deuxième partie avec comparaison des expériences !

  18. Waouh! J'avoue qu'au début en voyant la durée de la vidéo, j'ai eu un peu peur de pas pouvoir aller jusqu'à la fin lol. Mais en fait les interviews sont tellement intéressantes que ça passe crème! Et puis c'est dynamique et fluide! Le montage est au top (comme d'habitude)! Bon, j'ai sacrifié mon épisode de série de la soirée pour ta vidéo mais j'ai tellement gagné au change! Encore bravo pour tout ce travail! Impressionnant! Oui pour une deuxième partie!

  19. Super taff, continue, c'est toujours aussi intéressant de regarder t'es vidéo
    Au passage, les photos sur le site de Arnaud Finistre sont juste dingue

  20. Un excellent travail de reporter que tu nous fait en ce moment 😉 🙂
    Je plussoie une seconde partie !

  21. Merci beaucoup pour cette vidéo, j'ai 14 ans et je suis très interéssé par le métier de reporter de guerre. J'ai donc beaucoup appris grace à ce reportage.

  22. Comme d'habitude c'est excellent 🙂 Ils ont vraiment des histoires superbes à raconter… Je trouve juste dommage que certains points n'aient pas été abordés, mais c'était sûrement trop long ;p On attend le prochain 🙂

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